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les crieurs de journaux

les crieurs de journaux
Dans les rues des villes nord-américaines, au tournant du 20ème siècle, de nombreux enfants travaillent comme vendeurs de journaux, messagers ou livreurs. A Montréal, plusieurs jeunes sont forcés de travailler, souvent parce que le salaire de leur père est trop faible ou trop irrégulier pour subvenir aux besoins de la famille. A l'époque, des réformateurs cherchent à ignorer le sort de ces jeunes travailleurs. Dans la province du Québec la loi des établissements industriels, établit, en 1894, l'âge minimum d'un travailleur à 12 ans pour les garçons et à 14 ans pour les filles. Malheureusement cette loi ne s'applique pas aux vendeurs de journaux qui travaillent parfois jusqu'à 22 ou 23 heures le soir. L'âge minimum du travailleur passe à 13 ans en 1903 puis à 14 ans en 1907. A partir de cette date, les jeunes de 14 ans se présentant pour un emploi dans un établissement industriel doivent passer un examen permettant d'évaluer leur niveau d'instruction. Si les inspecteurs ne les jugent pas suffisamments instruits, les jeunes travailleurs de 14 à 16 ans doivent fréquenter l'école le soir. Malgré tout ce n'est qu'en 1919 que la loi s'appliquera vraiment aux petits vendeurs de journaux. L'exercice d'un métier sur la voie publique telle que la vente de journaux est alors interdit aux enfants de moins de 16 ans qui ne sont pas suffisamment instruits. De plus, leur travail n'est plus toléré après 20 heures.

# Posté le lundi 05 février 2007 12:58

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